Retour au blog
    Actualité · Doctrine fiscale 2026
    15 juillet 2026
    28 min de lecture

    Nouveau Guide DGFiP 2026 d'évaluation des entreprises : ce qui change pour les praticiens de la valorisation

    Vingt ans après l'édition de 2006, la Direction générale des Finances publiques a publié en juin 2026 une nouvelle version de son Guide de l'évaluation des entreprises et des titres de sociétés. Enterprise Value, EBITDA économique, WACC, actifs incorporels, ESG, jurisprudence récente : décryptage complet, article par article, par les experts XVAL.

    Expert valorisation
    Analyse doctrinale
    Rapport opposable
    +3 500 dossiers

    🎯 Faites établir une valorisation alignée sur le nouveau référentiel DGFiP 2026

    Rapport indépendant, opposable aux tiers (administration, banquier, juge, associés), livré en 7 jours à partir de 600 € HT. Un expert vous rappelle sous 24 h.

    Prendre un RDV sans engagement

    Obtenir une évaluation / valorisation détaillée sous 3 jours : confidentielle / rapide / personnalisée

    🏆 Pourquoi choisir XVAL ?

    Réponse sous 2h

    Nos experts vous recontactent rapidement

    Rapport sous 8,7 jours

    Valorisation complète et détaillée

    Méthodologie certifiée

    Conforme aux standards professionnels

    📊 Notre expertise en chiffres

    3500+
    Valorisations/an
    15+
    Années d'expertise
    8,7j
    Délai moyen

    ✅ Nos garanties

    Devis gratuit et sans engagement
    Respect des délais convenus
    Confidentialité absolue
    Accompagnement personnalisé

    1. Une refonte doctrinale majeure, vingt ans après l'édition de 2006

    Le nouveau Guide de l'évaluation des entreprises et des titres de sociétés, mis en ligne en juin 2026 sur impots.gouv.fr, constitue la première refonte d'ensemble du principal référentiel méthodologique de l'administration fiscale depuis 2006. Il s'adresse à la fois aux services de contrôle et à l'ensemble des professionnels qui interviennent en matière de valorisation : experts-comptables, commissaires aux apports, experts judiciaires, avocats, notaires, directions financières, praticiens du M&A et du capital-investissement.

    Vingt ans séparent les deux éditions. Entre-temps, les pratiques d'évaluation se sont profondément transformées : généralisation de la méthode DCF (Discounted Cash Flow), développement du capital-investissement, montée en puissance des actifs immatériels, sophistication croissante des méthodes par multiples, intégration des enjeux climatiques et ESG, apparition de nouveaux instruments financiers (BSPCE, actions de préférence, management packages), enrichissement continu de la jurisprudence du Conseil d'État et de la Cour de cassation.

    L'édition 2026 ne constitue donc pas une simple mise à jour formelle. Elle traduit une véritable évolution de la doctrine administrative, qui adopte désormais une approche résolument économique de la valeur des entreprises et se rapproche sensiblement des standards internationaux de référence (International Valuation Standards de l'IVSC, recommandations IPEV pour le capital-investissement, pratiques dominantes des cabinets spécialisés).

    📌 À retenir

    • Première refonte du guide DGFiP depuis 2006 : nouvelle édition publiée en juin 2026 sur impots.gouv.fr.
    • Consécration d'une approche économique de la valeur : Enterprise Value, EBITDA économique, WACC, DCF.
    • Place centrale accordée à l'analyse stratégique, aux actifs incorporels et aux risques ESG.
    • Convergence marquée avec les standards internationaux (IVS, IPEV).
    • Le guide n'invente aucune « valeur fiscale » : il recherche la valeur vénale réelle définie par la jurisprudence.

    2. La valeur vénale au cœur du raisonnement : la fin du mythe de la « valeur fiscale »

    L'une des évolutions les plus importantes du nouveau guide tient à sa philosophie d'ensemble. Contrairement à une idée encore répandue chez certains contribuables, l'administration ne cherche pas à déterminer une valeur qui lui serait propre. Le guide rappelle avec insistance que l'objectif de toute évaluation reste la recherche de la valeur vénale réelle de l'entreprise ou des titres, telle qu'elle résulte des principes construits depuis plusieurs décennies par le Conseil d'État et la Cour de cassation.

    Selon cette approche jurisprudentielle constante, la valeur vénale correspond au prix qui pourrait être obtenu par le jeu normal de l'offre et de la demande, dans des conditions normales de marché, entre des parties indépendantes, suffisamment informées et agissant librement. Cette définition est très proche de la market value retenue par les International Valuation Standards (IVS), qui définissent la valeur de marché comme le prix estimé auquel un actif pourrait être échangé entre un acheteur et un vendeur consentants, après une commercialisation appropriée et en l'absence de contrainte particulière.

    Il en résulte plusieurs conséquences pratiques importantes pour les praticiens. L'évaluation doit être réalisée à une date donnée, dans les conditions économiques effectives à cette date, sans tenir compte de circonstances propres à un acquéreur particulier, et en recherchant un prix de marché plutôt qu'une valeur théorique. Autrement dit, la méthode ne crée pas la valeur : elle permet uniquement de l'estimer.

    Il n'existe pas une valeur unique d'une entreprise

    Le guide rappelle également qu'une entreprise ne possède pas une valeur intrinsèque unique. Sa valeur dépend toujours du contexte de l'opération, de la date d'évaluation, des informations disponibles, du standard de valeur retenu et des hypothèses économiques utilisées. La valeur recherchée dans le cadre d'une succession, d'une donation, d'un apport, d'un contentieux entre associésou d'une cession industrielle peut légitimement mobiliser des raisonnements différents tout en conservant le même objectif.

    3. L'analyse stratégique préalable devient le socle de toute évaluation

    L'édition 2006 laissait parfois penser que le choix d'une méthode conduisait presque mécaniquement à une valeur. Le guide 2026 adopte une posture radicalement différente. La détermination de la valeur y apparaît comme le résultat d'un raisonnement progressif, fondé sur la compréhension préalable de l'entreprise, de son environnement, de ses perspectives et de ses facteurs de risque. Le diagnostic stratégique devient ainsi le socle sur lequel repose l'ensemble du modèle d'évaluation.

    Le guide invite l'évaluateur à analyser en profondeur :

    • le modèle économique et la nature des revenus (récurrents / ponctuels) ;
    • la diversification et la fidélité de la clientèle ;
    • la dépendance à quelques clients majeurs ou au dirigeant ;
    • la structure des coûts et la politique d'investissement ;
    • l'environnement concurrentiel et les barrières à l'entrée ;
    • les perspectives sectorielles et les cycles macroéconomiques.

    Cette exigence rejoint directement les pratiques des fonds d'investissement et des banques d'affaires, pour qui deux entreprises affichant un EBITDA identique peuvent présenter des profils de risque très différents selon la visibilité de leurs revenus, leur capacité à augmenter leurs prix ou leur dépendance à quelques contrats.

    Une intégration explicite des risques climatiques et ESG

    Autre nouveauté marquante : le guide invite désormais l'évaluateur à apprécier l'incidence des enjeux climatiques, environnementaux et ESG, ainsi que des obligations résultant de la directive européenne CSRD. Il ne s'agit pas d'appliquer une « décote ESG » forfaitaire, mais de reconnaître que certains risques extra-financiers (stress hydrique, coûts de décarbonation, contraintes énergétiques, évolutions réglementaires) peuvent affecter directement les marges, les investissements, les flux futurs, voire le coût du capital de l'entreprise. Cette orientation rejoint les travaux récents de la Banque de France, de la Banque centrale européenne et du Network for Greening the Financial System (NGFS).

    Point de vigilance

    Un modèle DCF, aussi sophistiqué soit-il, ne produira jamais une valeur pertinente si les hypothèses de croissance, de marge, d'investissement ou de risque reposent sur une mauvaise compréhension du modèle économique. En pratique, les erreurs d'évaluation proviennent rarement d'une mauvaise maîtrise des formules ; elles résultent le plus souvent d'un diagnostic stratégique insuffisant.

    4. Le diagnostic financier : une approche résolument économique

    Le guide 2026 consacre une évolution déjà largement adoptée dans les opérations de fusion-acquisition : l'évaluation ne porte plus sur les résultats comptables bruts mais sur une performance économique normalisée, débarrassée des éléments exceptionnels ou non représentatifs de l'exploitation future. C'est la logique anglo-saxonne du Quality of Earnings et de l'EBITDA ajusté, désormais explicitement reconnue par la doctrine française.

    La reconnaissance officielle de l'EBITDA économique

    Pendant longtemps, la pratique administrative privilégiait l'EBE ou le résultat courant. Le guide 2026 adopte une approche beaucoup plus proche des standards internationaux en distinguant clairement les agrégats comptables, financiers et économiques utilisés en valorisation. Deux entreprises présentant le même EBITDA comptable peuvent afficher des capacités bénéficiaires très différentes lorsque les comptes comportent des éléments non récurrents, des conventions particulières ou des choix de gestion atypiques.

    Les retraitements deviennent une étape méthodologique à part entière

    Le guide identifie plusieurs catégories de retraitements pouvant être nécessaires selon les circonstances :

    • rémunérations atypiques du dirigeant (souvent le retraitement le plus déterminant en PME) ;
    • loyers immobiliers non conformes aux conditions de marché ;
    • produits et charges présentant un caractère réellement exceptionnel ;
    • opérations intra-groupe et conventions réglementées ;
    • crédits d'impôt à caractère récurrent (CIR, CII) lorsqu'ils s'inscrivent dans une politique d'innovation stable ;
    • éléments financiers directement liés à l'exploitation ;
    • changements de méthodes comptables et effets de périmètre.

    Le guide rappelle toutefois que ces ajustements doivent rester exceptionnels et reposer sur des éléments objectivables. L'objectif n'est pas de reconstruire un résultat théorique idéal, mais d'apprécier la performance économique effectivement reproductible. Cette exigence documentaire rejoint les meilleures pratiques des rapports de Quality of Earnings réalisés dans le cadre des opérations de due diligence financière.

    Une lecture économique du bilan

    Le diagnostic ne se limite plus au compte de résultat. Le guide insiste également sur l'analyse économique du bilan : qualité des actifs, réalité des créances, rotation des stocks, structure du besoin en fonds de roulement (BFR), composition de l'endettement, engagements hors bilan et passifs éventuels. Une même rentabilité peut recouvrir des intensités capitalistiques très différentes, avec un impact direct sur les flux de trésorerie disponibles et donc sur la valeur.

    Votre dernière valorisation date-t-elle d'avant le nouveau guide ?

    Nos experts intègrent l'ensemble des évolutions du référentiel DGFiP 2026 (EBITDA économique, WACC, actifs incorporels, ESG) dans un rapport opposable livré en 7 jours, à partir de 600 € HT.

    5. La valeur d'entreprise (Enterprise Value) devient la pierre angulaire du raisonnement

    L'une des évolutions les plus significatives du guide 2026 tient à la place désormais accordée à la valeur d'entreprise (Enterprise Value, EV). Familière aux praticiens du M&A depuis vingt ans, cette notion demeurait relativement discrète dans l'édition 2006, qui raisonnait principalement en valeur des titres ou en valeur patrimoniale. L'administration adopte désormais explicitement la logique EV = Equity Value + Dette financière nette, cohérente avec les standards IVS et IPEV.

    Cette distinction est essentielle. Elle permet de séparer clairement la valeur de l'outil économique (indépendante de la structure de financement) de la valeur revenant aux actionnaires (impactée par la dette et la trésorerie). Elle rend également possible une comparaison rigoureuse entre entreprises endettées et entreprises désendettées via les multiples EV/EBITDA ou EV/EBIT.

    Une notion élargie de dette financière nette

    Le guide adopte également une lecture économique de la dette financière nette, qui ne se limite plus aux emprunts bancaires. Doivent notamment être intégrés : obligations locatives (IFRS 16 / retraitements équivalents), avances conditionnées remboursables, comptes courants d'associés à caractère durable, dettes fiscales et sociales exigibles, engagements de retraite (IFC), passifs environnementaux, ainsi que d'éventuels compléments de prix (earn-out) déjà dus. Cette approche large est cohérente avec les pratiques du capital-investissement et sécurise l'articulation entre Enterprise Value et Equity Value.

    6. Une approche multicritères assumée : aucune méthode n'est supérieure aux autres

    Contrairement à une idée répandue, le guide 2026 ne consacre aucune hiérarchie automatique entre les méthodes d'évaluation. L'administration adopte au contraire une démarche multicritères : le choix des méthodes doit résulter du diagnostic stratégique et financier, et non de l'habitude. Ainsi :

    • une société industrielle mature justifiera le recours à des méthodes par multiples ou par rendement ;
    • une entreprise disposant d'un patrimoine immobilier significatif nécessitera une approche patrimoniale (ANR retraité) ;
    • une société en forte croissance orientera vers l'actualisation des flux futurs (DCF) ;
    • une holding patrimoniale combinera valeur patrimoniale et analyse financière, avec des décotes documentées.

    Le guide recommande systématiquement de confronter les résultats obtenus par plusieurs méthodes pertinentes afin d'apprécier leur cohérence. La convergence renforce la robustesse de l'évaluation ; les écarts significatifs doivent conduire l'évaluateur à s'interroger sur les hypothèses retenues, l'adéquation des méthodes mobilisées ou l'existence d'une particularité économique.

    7. Les méthodes par multiples : rigueur et hiérarchie des comparables

    Alors que l'édition 2006 évoquait succinctement les méthodes de comparaison, le nouveau guide développe largement les conditions dans lesquelles les multiples peuvent être utilisés, leurs limites et les précautions méthodologiques indispensables. Il rappelle un principe cardinal : un multiple n'a de valeur que par la qualité du comparable auquel il se rapporte.

    Le guide établit une hiérarchie explicite des sources de comparaison :

    1. transactions portant sur la société elle-même (référence la plus pertinente lorsqu'elle existe) ;
    2. transactions récentes concernant des entreprises comparables ;
    3. sociétés cotées exerçant une activité similaire, avec les ajustements nécessaires ;
    4. références sectorielles publiées par les observatoires professionnels (Argos Index, CCEF, Fairness Finance, Epsilon Research, Dealsuite, CNCC).

    La comparabilité ne se limite jamais au secteur d'activité : elle suppose d'analyser la taille, la rentabilité, la récurrence des revenus, l'exposition géographique, l'intensité capitalistique, le profil de croissance, le niveau de risque, la dépendance au dirigeant et la qualité des actifs incorporels. Le guide invite également à interpréter les multiples plutôt qu'à les reproduire mécaniquement, et à replacer chaque référence dans son contexte de transaction (nature des parties, degré de concurrence entre acquéreurs, conditions de marché).

    Comparables boursiers : des décotes documentées

    Le guide rappelle que les entreprises cotées bénéficient d'une taille, d'une liquidité, d'une diversification et d'une gouvernance qui rendent leurs multiples non transposables tels quels à une PME non cotée. Des ajustements sont nécessaires (décote de taille, décote d'illiquidité, éventuelle prime de contrôle), en cohérence avec les travaux de référence (Damodaran, Investment Valuation) et les publications professionnelles françaises (Fairness Finance, CCEF).

    8. La méthode DCF s'impose comme référence économique

    L'édition 2026 consacre un développement particulièrement substantiel à la méthode des flux de trésorerie actualisés (DCF). Sans en faire une méthode supérieure aux autres, le guide souligne qu'elle est l'une des approches les plus directement fondées sur les principes économiques de création de valeur. Elle repose sur une logique prospective : appréciation des flux futurs attendus, des investissements nécessaires, du besoin en fonds de roulement, de la croissance à long terme et du coût du capital.

    La consécration du WACC (coût moyen pondéré du capital)

    Le guide reconnaît explicitement la notion de coût moyen pondéré du capital (CMPC / WACC), qui combine coût des fonds propres (approche MEDAF : taux sans risque OAT 10 ans + bêta × prime de risque actions, plus primes de taille et d'illiquidité pour les PME) et coût de la dette après impôt. Cette évolution est d'autant plus importante dans le contexte macroéconomique post-2022, marqué par une remontée durable des taux directeursqui pèse mécaniquement sur les valorisations DCF et sur les multiples observés.

    Le guide insiste toutefois sur la qualité des hypothèses retenues. La pertinence d'un modèle DCF dépend directement de la crédibilité du business plan, des hypothèses de croissance, des marges futures, des investissements projetés et du taux d'actualisation. Dans notre pratique quotidienne, les écarts observés entre deux valorisations DCF proviennent bien plus souvent des hypothèses retenues que de la méthode elle-même.

    9. Les actifs incorporels : une place enfin reconnue

    Depuis vingt ans, la structure économique des entreprises a profondément évolué. Selon les travaux de l'OCDE sur les intangible investments, la part des investissements consacrés aux actifs incorporels (logiciels, R&D, bases de données, marques, capital organisationnel, propriété intellectuelle) n'a cessé de progresser dans les économies développées depuis le début des années 2000. Dans de nombreux secteurs (numérique, conseil, santé, services spécialisés, logiciels), l'essentiel de la valeur repose désormais sur des actifs qui n'apparaissent que très partiellement au bilan comptable.

    Le guide 2026 en tire les conséquences en accordant une place beaucoup plus importante à l'analyse :

    • de la clientèle et de sa concentration ;
    • de la marque et de la notoriété ;
    • des savoir-faire et du capital humain ;
    • des technologies, logiciels et bases de données ;
    • des contrats significatifs et de la récurrence contractuelle ;
    • des droits de propriété intellectuelle (brevets, marques, dessins et modèles).

    Cette évolution rejoint les normes internationales (IFRS 3, IAS 38) applicables à l'affectation du prix d'acquisition (PPA) ainsi que les recommandations de la CNCC et de l'Ordre des experts-comptables en matière d'évaluation des marques et actifs incorporels.

    10. Décotes, primes et titres particuliers : un cadre enrichi

    Le guide 2026 accorde une place significative aux ajustements qui permettent de passer d'une valeur théorique à la valeur d'un lot de titres réel : décote de minorité, décote d'illiquidité, prime de contrôle, ainsi que les particularités attachées aux titres démembrés (usufruit / nue-propriété), aux actions de préférence, aux BSPCE, aux management packages et aux clauses statutaires susceptibles d'affecter les droits attachés aux titres.

    Sur les décotes, le guide reprend la jurisprudence désormais bien établie du Conseil d'État et de la Cour de cassation : elles doivent être documentées, circonstanciées et proportionnées aux caractéristiques réelles du bloc de titres. Une décote de minorité forfaitaire, non justifiée, expose l'évaluation à une remise en cause. Cette exigence rejoint les recommandations professionnelles françaises (CCEF, Fairness Finance) et les standards internationaux (IPEV).

    11. Une convergence marquée avec les standards internationaux

    Sans revendiquer explicitement une filiation avec les International Valuation Standards (IVS) publiés par l'IVSC ou avec les IPEV Valuation Guidelinesutilisées par le capital-investissement, le guide 2026 adopte un vocabulaire et une méthodologie très largement convergents. On y retrouve les notions aujourd'hui familières des professionnels :

    • Enterprise Value / Equity Value ;
    • EBITDA retraité et EBITDA économique normatif ;
    • coût moyen pondéré du capital (CMPC / WACC) ;
    • dette financière nette élargie ;
    • flux de trésorerie disponibles (Free Cash Flow to Firm) ;
    • analyse stratégique préalable et diagnostic financier normatif ;
    • convergence multicritères et sensibilités documentées.

    Cette convergence n'est pas anecdotique. Elle traduit la volonté de l'administration française de s'appuyer sur des concepts économiques partagés au niveau international, plutôt que sur une approche exclusivement fiscale ou patrimoniale. Elle facilite également le dialogue avec les investisseurs étrangers, les fonds de private equity et les commissaires aux comptes dans les opérations transfrontalières.

    12. Ce que le guide DGFiP 2026 change concrètement pour les praticiens

    Au-delà de sa portée doctrinale, le nouveau guide constitue un référentiel opérationnel qui va infuser l'ensemble des missions d'évaluation, qu'elles soient fiscales ou non. Cinq conséquences pratiques méritent d'être soulignées pour les professionnels :

    1. Renforcer le diagnostic stratégique préalable : sans analyse économique approfondie, aucune méthode ne produira une valeur robuste. Ce socle doit être formalisé dans le rapport (modèle économique, positionnement, risques, moteurs de croissance).
    2. Formaliser et documenter les retraitements : chaque ajustement (rémunération dirigeant, loyer, exceptionnels, opérations intra-groupe, CIR récurrent) doit être justifié, quantifié et sourcé, à la manière d'un rapport de Quality of Earnings.
    3. Adopter le raisonnement Enterprise Value → Equity Value avec une dette nette élargie (IFC, IFRS 16, avances, comptes courants durables, passifs environnementaux).
    4. Documenter précisément le WACC et les décotes : chaque paramètre (taux sans risque, prime de risque actions, prime de taille, prime d'illiquidité, bêta, structure de financement cible) doit être justifié par une source publique récente.
    5. Intégrer explicitement les enjeux ESG et climatiques lorsqu'ils sont matériels pour l'activité, en cohérence avec les travaux de la BCE, de la Banque de France et du NGFS.

    13. La méthode XVAL : un référentiel déjà aligné sur le guide DGFiP 2026

    La méthodologie XVAL, éprouvée sur plus de 3 500 dossiers, intègre depuis plusieurs années les principes que le guide DGFiP 2026 vient désormais consacrer : diagnostic stratégique préalable, EBITDA économique normatif, raisonnement Enterprise Value / Equity Value, WACC recalibré trimestriellement à partir des publications officielles (Banque de France, BCE, Fairness Finance, Damodaran), décotes documentées, analyse multicritères et sensibilités systématiques.

    Pourquoi choisir XVAL pour un rapport conforme au guide DGFiP 2026 ?

    • Un rapport opposable aux tiers : administration, banquier, notaire, juge, associés.
    • Une méthodologie alignée sur les standards français (DGFiP, CCEF, CNCC) et internationaux (IVS, IPEV).
    • Un expert dédié et un rapport signé, livré en 7 jours en moyenne.
    • Une tarification transparente à partir de 600 € HT, sans frais cachés.
    • Plus de 3 500 dossiers traités et 51 avis Google 5/5.

    14. FAQ — Guide DGFiP 2026 d'évaluation des entreprises

    Le guide DGFiP 2026 a-t-il une valeur juridique contraignante ?

    Le guide n'a pas la valeur d'une instruction fiscale opposable au sens strict, mais il constitue le principal référentiel méthodologique utilisé par les services de contrôle. À ce titre, il est fortement susceptible d'être mobilisé en cas de discussion avec l'administration (contrôle fiscal, donation, succession, apport, Pacte Dutreil). S'en écarter suppose une motivation économique solide et documentée.

    Ce guide s'applique-t-il aussi aux évaluations non fiscales ?

    Formellement, il vise les besoins de l'administration. En pratique, sa qualité méthodologique et sa convergence avec les standards internationaux en font un référentiel utile pour l'ensemble des missions d'évaluation : séparation d'associés, divorce, succession, apport, financement bancaire, M&A ou expertises judiciaires.

    Le guide impose-t-il la méthode DCF ?

    Non. Le guide adopte une approche multicritères assumée : aucune méthode n'est supérieure aux autres. Le DCF fait l'objet de développements approfondis parce qu'il est directement fondé sur les principes économiques de création de valeur, mais il doit être combiné avec les méthodes par multiples, les approches patrimoniales (ANR) et, le cas échéant, la valeur de rendement. La convergence des résultats obtenus reste le meilleur gage de robustesse.

    Comment justifier une décote de minorité ou d'illiquidité ?

    Le guide, en cohérence avec la jurisprudence, exige que les décotes soient documentées, circonstanciées et proportionnées. Elles peuvent s'appuyer sur les études empiriques publiées (Damodaran Illiquidity Discounts, Fairness Finance, IPEV), sur les clauses statutaires réellement applicables et sur les caractéristiques du bloc évalué. Une décote forfaitaire non justifiée expose à un redressement.

    Combien de temps faut-il pour obtenir un rapport XVAL aligné sur le guide DGFiP 2026 ?

    Nos missions de valorisation démarrent à 600 € HT, pour un rapport signé et opposable livré en 7 jours en moyenne à partir de la réception des pièces. Un expert vous rappelle sous 24 h après la demande pour cadrer le contexte (cession, transmission, apport, contentieux, IFI, Pacte Dutreil).

    🎯 Faites établir une valorisation alignée sur le nouveau référentiel DGFiP 2026

    Rapport indépendant et opposable, intégrant l'ensemble des évolutions du guide (EBITDA économique, Enterprise Value, WACC, actifs incorporels, ESG), livré en 7 jours à partir de 600 € HT. Un expert vous rappelle sous 24 h.

    Sources : DGFiP, Guide de l'évaluation des entreprises et des titres de sociétés, édition juin 2026 (impots.gouv.fr) ; Conseil d'État et Cour de cassation, jurisprudence relative à la valeur vénale ; International Valuation Standards Council (IVSC), IVS 2025 ; IPEV, International Private Equity and Venture Capital Valuation Guidelines ; A. Damodaran, Investment Valuation, NYU Stern ; CCEF, Lettre de l'évaluation ; CNCC, recommandations en matière d'évaluation ; OCDE, Intangible Investments ; BCE et Banque de France, publications sur la transmission de la politique monétaire ; NGFS, travaux sur les risques climatiques.

    Nous ainsi que des tiers sélectionnés recueillons des informations personnelles comme indiqué dans la politique de confidentialité et utilisons des cookies ou des technologies similaires pour des finalités techniques et, avec votre consentement, pour les finalités mesure et «marketing (publicités personnalisées)» comme décrit dans la politique relative aux cookies.

    Vous pouvez librement donner, refuser ou retirer votre consentement à tout moment en accédant au panneau de préférences. Un refus de consentement peut entraîner l’indisponibilité des fonctionnalités connexes.

    Cliquez sur le bouton « Accepter » pour consentir. Cliquez sur le bouton « Refuser » pour continuer sans accepter.